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De nouveaux espoirs : Soleil & Escale #1

Apres la tempête le beau temps !! Après deux jours de tempête avec des vents avoisinant les 50 noeuds nous voyons enfin le soleil ! Les systèmes low-tech ont été mis à rude épreuve. Autant dire que le bateau était sans dessus dessous. Pas si facile le vacarme de la tempête ; deux jours sans soleil, sans pouvoir faire grand chose à cause de la houle, avec la moitié des systèmes qui s’effondrent autour de vous, le moral y prend forcement un coup. Mais pas de temps à perdre, nous avons normalement trois jours de prévision de temps calme. Juste le temps de remettre le bateau en ordre et de se préparer pour une éventuelle dépression…
Nous avons fait 1/3 du chemin alors on n’est pas à l’abri de nouveaux coup de vent… Ce dont on est maintenant sûr, c’est que le Nomade des Mers est assez solide pour supporter ça et nous aussi !
Dès le réveil, on profite des premiers rayons du soleil ; c’est activité étendage pour tout le monde, voir même lessive pour les plus motivés. Draps, vêtements, duvets, matelas, coussins… tout y passe. Oui, un bateau c’est rarement 100% étanche. Puis les activités se répartissent : bricolage, rangement, mécanique …
Malgré ces remous, nous profitons du soleil et d’un bon repas chaud (je précise), juste ce qu’il nous fallait pour se remettre de la tempête et savourer cette belle journée si calme (on fait que du 6 noeuds).
Un vrai luxe !

Elina

Samedi 8 octobre 2016

Bonne journée où le quotidien peut s’installer lentement, mais dès la nuit tombée le vent fraîchi et la nuit s’annonce mouvementée. Cependant nous sommes au portant, ce qui permet de mieux supporter la houle soulevée par un vent à 30Nds. Arrivant par l’arrière, bien formée, elle nous ferait presque surfer. Dans les grains qui sont courts et violents nous atteignons les dix nœuds sous génois seul !
Niveau bricolage nous seront bientôt parés pour un prochain coup de vent. Celui-ci s’annonce pour la journée du 11 octobre. Il devrait être moins fort et plus court que le précédent . Nous sommes sereins. Il n’y a pas tant que ça à réparer mais chaque bricolage nécessite plus de temps qu’à terre quand on est chahuté dans le bateau.
Nous commençons à réfléchir sérieusement à une escale de quelques jours à Tristan da Cunha. Le problème est qu’il n’y a pas de ports pour se mettre à l’abri. Du coup il faut une météo clémente pour pouvoir rester au mouillage. Mais nous approchant des 40èmes et la force des éléments se fait rarement oublier. Cependant nous étudions un petit créneau qui pourrait être le bon. Affaire à suivre…

Clément

Dimanche 09 octobre 2016

Les jours passent et la possibilité de faire escale à Tristan da Cunha se profile sérieusement devant nous. Nous n’en sommes plus qu’à quelques centaines de milles, et devrions l’avoir en vue mercredi au crépuscule. Donc forcément, quitte à se faire un faux espoir, nous nous mettons à en parler sérieusement, sans trop savoir si nous pourrons y faire escale, ni à quoi nous attendre si par bonheur c’est possible.
Un petit point culture pour commencer et pour comprendre pourquoi cet archipel agite autant notre curiosité. Tristan da Cunha est un archipel de cinq îles situé à 2 800 km à l’ouest de l’Afrique du Sud, et à 3 360 km à l’est de l’Amérique du Sud. C’est, aux dires de certains, l’île la plus isolée au monde. Elle n’est accessible que par la mer, et au mieux à 7 jours de mer du Cap, lorsque la météo est favorable. Une colonie de 270 personnes y est installée depuis deux siècles et tient à préserver son mode de vie isolé du monde extérieur. Côté nature : volcan en activité, sources chaudes, chutes d’eau, espèces endémiques, baleines, dauphins et orques sont au rendez-vous ! L’opportunité de faire escale dans un endroit comme ça, ça se présente donc assez rarement !
La pause de midi est l’occasion d’imaginer quelle peut être l’ambiance sur ce petit morceau de terre si particulier. Clément est optimiste : « Apparemment ils accueillent les visiteurs dans un logis avec lits doubles, douche chaude, sauna, piscine et mouton à la broche. ». Nous, on plonge. « Ah ouais ?! Excellent ! ». Et ça rigole… Bref, nous espérons que la météo sera de notre côté sur ce coup là. Un peu de repos à terre redonnerait du moral aux troupes et permettrait de refaire quelques provisions pour le restant du voyage.
Kenavo !

Hugo

Contre vents & tempêtes

Salut,

Nous sommes au milieu de nulle part, à environ un tiers de la route pour l’Afrique du Sud.

C’est un monde hostile, fait d’eau salée, de nuages et de vent. Les vagues nous balancent dans tous les sens. Le bateau s’est transformé une machine à laver géante, qui doit tourner à l’envers puisqu’elle a tendance à tout salir. Par exemple, on est dans le cockpit, soudain le bateau tape, un bruit sourd, une déferlante arrive, quelle taille? à ce moment là on n’en sait rien.  Un quart de seconde et elle débarque, emporte au passage de la terre des plantes, éclate dans le cockpit. Quelque part le fracas d’autres objets qui tombent retient l’attention, mais il faut rester concentré : à la fois s’accrocher, se protéger de l’eau et scanner rapidement les objets alentours pour réussir à retenir le plus précieux d’entre eux du destin tragique qui l’attend.

Chaque déplacement devient un petit défi. Un peu comme les cosmonautes quand ils lâchent une prise pour rejoindre tranquillement en apesanteur une nouvelle prise. Mais ici c’est plus violent. Il faut bien anticiper la direction dans laquelle la prochaine vague devrait nous envoyer. Quand on se sent prêt et que la vague tape la coque on lâche sa prise, le corps est alors projeté en ligne droite comme un boulet de canon sur la trajectoire plus ou moins calculée. Sans chercher à lutter contre l’inertie de son corps il faut alors enjamber les obstacles répandus partout jusqu’à, dans le meilleur des cas, se réceptionner sur la nouvelle prise. Dans le pire, s’écraser contre un objet qu’on espère stable et non dangereux.

Enfin il y a l’humidité, qui arrive on ne sait pas bien comment. Les hublots qui fuient ? Les gouttes qu’on rapporte à chaque fois qu’on sort ? La condensation ? Sans doute une combinaison de tout ça. Résultat tout mouille, goutte, suinte, luit jusqu’au sac de couchage froid et poisseux qu’on enfile en espérant qu’il va vite retrouver notre température corporelle. On déploie alors enfin notre corps contracté toute la journée par les mouvements du bateau. Dans une ambiance de guerre de tranchée, il faut alors trouver quelle position adopter pour que les bombardements affectent le moins possible le sommeil.

Bref la région n’est pas accueillante, on comprend mieux pourquoi on n’y croise personne. Dans les jours qui viennent les conditions devraient s’améliorer, on va pouvoir se refaire une santé.

A bientôt,

Corentin et l’équipage du Nomade des Mers.

Un dîner presque trop parfait

A table !

Certains pourront s’étonner que je me sois dévoué, moi, ascète endurci, à l’écriture d’un petit papier parlant… de nourriture. Mais puisque personne ne parle mieux d’amour qu’un bon vieux curé de campagne, laissez-moi vous en toucher un mot.

Après cinq jours de Transatlantique, nous pouvons fièrement affirmer que nous avons à bord les meilleurs cuisiniers du fuseau horaire. En bons français, nous nous sommes engagés dans cette belle aventure humaine les cales pleines de mets aussi divers que variés, afin de redécouvrir chaque jour le sens du mot « Manger ».

Oseriez-vous vous-même vous engager dans cette belle aventure culinaire, que les fourneaux des Nomades des Mers n’en finirait pas de vous ravir les papilles ! Même si nos installations ne payent pas de mine, vous vous laisseriez envoûter par des saveurs venues de pays lointains et par d’autres encore inconnues de vos papilles, uniques au monde, n’ayant rien à envier aux cuisines de l’Espadon ou du Pré Catelan.

Parlons de saveur, oui, mais n’en oublions pas que la nourriture est, comme le disent si bien nos voisins anglais, le « fuel » du corps humain. Alors qu’en est-il de la cuisine des Nomades ? Vitamines, protéines, lipides, glucides, minéraux, oligo-élements, electrolytes… Tout y est ! Un équipage bien nourri c’est un équipage en bonne santé, et celui de Nomade des Mers pète la forme !

Pour achever de vous mettre l’eau à la bouche, laissez-moi vous dévoiler une toute petite partie du grand talent de nos chefs cuisiniers. La carte de Nomade des Mers, c’est :

  • Pain aux insectes et aux figues, cuit à l’ancienne au charbon de bois ;
  • Salade grecque à la mode d’antan, et son volupté de maïs aux noix de cajou ;
  • Soupe chinoise aux nouilles de riz, petits légumes et épices d’Orient ;
  • Muesli de fruits de saison et sa sauce Dulce de Leche ;
  • Salade de blettes « bateau » et sa vinaigrette maison traditionnelle valenceoise ;
  • Tartiflette de pommes de terre et de manioc aux vers de farine et cumin ;
  • Fejaos à la Chatelperron ;
  • Velouté de spiruline et sa sauce au miel ;
  • Crêpes de farine d’insectes au beurre salé ;
  • Sucré de maïs à la coco et aux amandes ;
  • Et bien d’autres…

Tradition française oblige, les grands chefs de Nomade des Mers se sont mis au défi de repousser chaque jour les limites de la gastronomie embarquée afin de proposer à l’équipage des plats toujours plus savoureux et originaux. Ne vous étonnez pas de nous retrouver plus en chair à l’arrivée qu’au départ !

Tendresse et bonne bouffe,

Hugo

De l’eau devant l’etrave

Bom dia,

On est partis de la baie de Rio mercredi matin, direction l’Afrique du Sud ! Cette étape sera plus longue que les précédentes : 3300 miles nautiques (environ 6000 kilomètres). Nous avons hésité à décaler le départ parce que les prévisions donnaient un vent faible. Finalement le vent est bon et nous permet de faire cap quasi direct à une vitesse de 6 nœuds. Nous communiquons avec Bernard [Van den Broek, notre routeur] et Gwéno [Gwénolé Gahinet, skipper et ami] pour le routage. Nous prévoyons de naviguer environ 30 jours avec, si le temps le permet, une escale à Tristan Da Cunha, l’île la plus isolée du monde! Pendant les premières 24h nous avons croisé pas mal de cargos et bateaux de pêche, mais maintenant plus rien, juste de l’eau, le ciel et cette grande ligne qui fait tout le tour.

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On part avec de bons souvenirs de Rio : un élevage de grillons offert par Casé [de l’Associação Brasileira dos Criadores de Insetos], une statuette du Corcovado faite avec des déchets de bouteilles plastique recyclés par la presse low-tech de Bruno [Vidéo], un système de tri des déchets inspiré par Silvia [du CLIN, entreprise de récupération des déchets de Niteroi], des capteurs pour suivre la température, le pH et l’électroconductivité des plantes grâce à Cosme [professeur au Projet Grael], un gros stock de fejaos (les haricots rouges locaux), le plein d’idées et du matériel pour fabriquer de nouvelles low-tech. Le mauvais souvenir, c’est toutes les espèces de mini crevettes qui nous collaient à la peau par milliers et nous démangeaient quand on nettoyait la coque le matin du départ.

Les poules ont continué leur routine comme si de rien n’était. Comme d’habitude Doudou le coq a chanté à 3h du matin (il est bloqué sur le fuseau horaire du Cap Vert, son pays natal). Le premier jour a été bien actif, nous avons rangé Nomade des Mers, parce qu’après plus d’un mois ancré dans la baie il ressemblait plus à une caravane qu’à un bateau. Pendant cette escale la pièce « magasin » où l’on range le matériel de bricolage a été appelé « la cave », puis « la favela » et enfin « la décharge ». Comme c’est aussi ma cabine, on a décidé de réagir.

Sur les conseils de Jean-Pierre on a semé du blé, de la luzerne, de la roquette, de la tetragone, de la baselle, du pourpier, de la coriandre et du persil. Les dernières semaines je n’ai cultivé quasiment que des blettes, jusqu’à sentir récemment un petit ras-le-bol de l’équipage. Pourtant les blettes ça pousse vite, dans toutes les conditions et toute la plante est comestible. Dommage que le goût ne soit pas meilleur…

On est bien décidés à reprendre en main l’écosystème embarqué, que nous avons un peu trop délaissé avec toutes nos activités à Rio. Nous nous sommes répartis les taches :
– Elina s’occupe de la spiruline et des cultures en terre.
– Hugo gère le compost et les insectes.
– Clément s’occupe du dessalinisateur solaire, la récupération de l’eau de pluie, la gestion du stock de nourriture et de la navigation.
-Je prends soin des poules, de l’hydroponie et de l’électricité.

Les grillons chantent, c’est bon signe. On espère que tout va bien aussi chez vous,

A bientôt,

Corentin.

La Transatlantique

Le 28 juin 2016 le Nomade des Mers a largué les amarres au port de Mindelo au Cap Vert pour mettre le cap sur Recife au Brésil. Récit de la transatlantique.

Un nouvel équipage :

Pour cette transatlantique, l’équipage de départ (Corentin, Pierre-Alain et Elaine) a été rejoint par Arthur (Architecte, frère de Corentin) et Diane (designer proche du projet, spécialisée dans l’innovation Jugaad, où comment faire mieux avec moins grâce à l’ingéniosité collective). Pas de skipper professionnel à bord, C’était donc notre première navigation de cette longueur sans professionnel 

La Navigation :

Nous sommes partis de Mindelo au Cap-vert le 28 Juin pour une traversée de l’Atlantique qui devait durer au départ une douzaine de jours, et qui aura au final duré, 2 fois plus longtemps… 23 jours de mer au total ! Le départ était prometteur, nous avons vite avancé dans les alizés au portant et nous arrivions confiants pour la traversée du pot-au-noir, cette fameuse zone équatoriale redoutée des marins.

pot au noir

Le pot au noir désigne la zone équatoriale ou des masses d’air chaudes et humides convoyées par les alizés perturbent le climat. En mer, cette zone se caractérise par l’alternance de grains (orages et fortes pluies) et de pétole (calme plat). Dans l’atlantique la zone s’étend du Golfe de Guinée au Nord de l’Amérique du Sud.

Quand nous sommes entrés dans le ruban noir il mesurait 60 miles et devait être traversé en 24h, sauf qu’une fois à l’intérieur, il s’est étendu… jusqu’à mesurer 30 miles de large, impossible ensuite pour nous de rattraper la ligne de front. A un jour près de navigation le pot-au-noir nous avait rattrapé pour nous « empétoler » durant presque une semaine. A peine sortis du pot-au-noir, au niveau de l’équateur, nous nous sommes retrouvé au près dans les alizés et avec un courant vers l’est trop fort qui nous empêchait de remonter au vent correctement. Seule solution : tirer de longs bords vers l’est, soit la direction opposée à notre destination. Durant cette période, chaque jour nous revoyions notre date d’arrivée pour la décaler d’un jour. Cette perte de notion du temps était assez désarmante au départ, puis intéressante une fois nos esprits résignés. On ne peut rien contre « mer nature ». Un de nos premier apprentissage de ce voyage fut donc la Patience.

Dans le pot-au-noir on alterne des jours de grains trempés jusqu’aux os et des jours de beau temps et grand calme ou nous pouvons piquer un tête.

Enfin après deux semaines de navigation nous avons retrouvé les alizés et battu des records de vitesse en fonçant vers le Brésil à 8 noeuds. Le principal avantage de cette navigation aura été d’apprendre à mieux connaître notre bateau. Nous avons du être très attentifs aux réglages de voiles. Pour les optimiser, nous avons d’ailleurs du faire sauter une partie de la serre pour dérouler davantage le génois et ainsi améliorer les performances. En plus du technique cette transatlantique fut bien sûr une sacrée expérience humaine pour tout l’équipage : du vivre ensemble (vivre à 5 personne dans 30m² durant 20 jours non stop n’est pas toujours évident), et une bonne déconnexion qui permet de prendre du recul et réfléchir.

Au passage de l’équateur le capitaine déguisé en Poseidon baptise l’équipage et on arrose ça !

Quotidien et nouveautés :

Nous voulions profiter du temps libre de cette navigation pour nous occuper du bateau, le développer. Avec les premières escales intenses en activités nous étions frustrés de ne pas passer assez de temps à enrichir l’écosystème et créer des processus scientifiques plus avancés.
Nous avons commencé par nous organiser en répartissant les tâches à bord : Coco était responsable de l’hydroponie (arrosage et construction de nouveaux racks), Pierre-Alain des nouveaux semis et de l’entretien du zeer pot, Arthur avait pour mission de relancer la culture de spiruline (installée au Maroc, mais qui a souffert de la chaleur sénégalaise), Elaine s’occupait des poules et faisait des relevés sur l’éolienne, Diane était en charge du tri et de la sélection quotidienne d’insectes.

Côté aménagements du bateau, l’équipage n’a pas chômé : ménage du poulailler, fabrication et expérimentation d’un four solaire, construction de nouveaux « champs » hydroponiques, d’un établi en bois, d’une table à carte et d’un boitier électrique low-tech. Ce dernier centralise l’énergie produite par certaines de nos low-tech et la redistribue aux différents systèmes qui ont besoin d’électricité comme les pompes hydroponiques du système GHE (General Hydroponics Europe), la culture de spiruline et le biofiltre grâce à système de microcontrôleur Arduino programmé pour les actionner régulièrement dans la journée. Nous avons aussi conçu un logiciel de collecte des données (consommation et production à bord), paramètres et remarques afin d’analyser ces résultats, améliorer les systèmes et partager cette information avec le grand public.
Un grand pas en avant pour Nomade des Mers !

Bilan :

Grâce à cette première navigation en autarcie, les premières récoltes mais aussi la nécessité de surveiller notre consommation (alimentation, eau, énergie) nous avons commencé à développer une conscience de l’écosystème du bateau et de notre rôle clé pour son fonctionnement. Il est très satisfaisant de récolter les fruits de son travail, et ceux-ci prennent d’autant plus de valeur qu’on doit les consommer avec précaution.
Cette navigation nous a aussi confirmé que le bateau est un environnement sous contrainte idéal pour l’innovation low-tech. On se remue les méninges sans cesse pour créer et réparer avec des matériaux très basiques et sans énergie (donc sans outils électriques) pour accoucher de solutions très simples, accessibles et facilement réparable.

Une magnifique expérience dont Nomade des Mers ressort grandi et l’équipage gonflé à bloc pour relever les nouveaux défis au Brésil !

arrivée à Recife (c) Elaine le Floch (GOB)