Archives pour la catégorie Maroc

Dessalinisateur, épisode #2

Les recherches sur le dessalinisateur se poursuivent, de nouveaux prototypes sont en cours de réalisation et de test.

Simon, qui travaille avec le Low-tech Lab sur cette thématique depuis plusieurs mois rejoint l’équipage dans la semaine,

Résultats à suivre … 

Visite chez un potier marocain pour la réalisation d’une pièce de dessalinisateur en argile.

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Retour sur le Nomade des Mers pour une phase de test

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Du dessin …

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… au prototype.

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Tour d’horizon des low-tech embarquées

À la rencontre d’Hassan et de son charbon vert

Aujourd’hui,  le Nomade des Mers a reçu la visite d’Hassan, qui a un projet d’entreprise verte de commercialisation de charbon vert au Maroc (BioChar Maroc). Ce charbon est fait à base de déchets agricoles organiques non compostables pour limiter la déforestation. Nous étudierons cette technique en détails au Sénégal. Tous nos voeux de réussite !

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à Agadir, le NDM travaille la dessalinisation

Le Nomade des Mers est arrivé à Agadir. Les plantes ont chaud, mais les poules sont en pleine forme et pondent, 4 oeufs ce matin !

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Les premières recherches sur les low-tech vont pouvoir débuter. Au Maroc, c’est à la dessalinisation que nous nous intéressons, et nous avons rencontré Mehdi Berrada, entrepreneur alto|Solutions à l’Université Universiapolis d’Agadir …

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Portrait: Kaoutar, entrepreneuse low-tech.

Lors de notre passage à Casablanca, nous avons rencontré Kaoutar Abbahaddou, une jeune entrepreneuse modèle, hyperactive et optimiste tout en restant pleine de réalisme. Une rencontre riche en enseignements pour nous et tous les jeunes entrepreneurs !

Kaoutar Abbahaddou, jeune ingénieure marocaine de 23 ans a lancé il y a 3 ans le projet Vernet Access Water, développement d’un filtre d’épuration de l’eau low-cost. En quelques années, le projet et sa stratégie de développement ont beaucoup évolué pour réussir à faire rimer low-tech et entrepreneuriat. Leçons !

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Au départ : se mettre au pas, ou pas ?

Kaoutar se souvient de ce jour, juste après son entrée en école d’ingénieur (Ecole Mohammedia des Ingénieurs de Rabat, l’une des plus prestigieuse du pays) où tous les étudiants se retrouvaient dans la cour, alignés bien en rang, en costume militaire. « Quelle est ma différence ? Quelle est ma mission à moi, Kaoutar, ici? ». Pour répondre à ces questionnements existentiels et trouver sa voie professionnelle, Kaoutar s’investit à fond dans de nombreuses activités périscolaires et en bénévolat. Finalement, c’est l’entrepreneuriat social qui retient son attention (i.e la création d’entreprises innovantes et pérennes dont les produits ou services permettent de répondre à des enjeux sociaux et/ou environnementaux).
Avec des camarades, ils profitent de la compétition Enactus International pour réfléchir à un produit-solution… Ils identifient plusieurs besoins essentiels porteurs, mais c’est l’accès à l’eau potable, une problématique encore très présente dans les villages marocains, qui leur semble le plus urgent. Après une étude approfondie de toutes les innovations liées à la filtration et à l’épuration, ils redécouvrent une technique traditionnelle : le filtre en céramique. Il s’agit de la fabrication d’un récipient en argile mélangé à de la sciure de bois (ou autre combustible comme du son de riz). Durant la phase de cuisson les particules de bois carbonisent et créent des micro-porosités qui permettent de retenir jusqu’à 99% des agents pathogènes présents dans l’eau. A cela est souvent rajouté un traitement à l’argent colloïdal qui permet de neutraliser complètement les bactéries. Durant plusieurs mois, le groupe s’attèle à des recherches techniques et scientifiques pour perfectionner le système et met au point dans les laboratoires de l’école un mélange (dont le contenu est gardé secret) à ajouter à la céramique pour rendre le filtre encore plus efficace.

Leçons pour nous ?

1/ Prendre le temps de réfléchir à sa cause, sa mission, la bonne idée ne tombe pas du ciel, il est permis donner le temps pour la rechercher !

2/ On peut innover avec l’ancien !

Avec ce projet, l’équipe remporte la compétition Enactus Maroc et la finale internationale en Chine en Novembre 2014.

Itw de Kaoutar, qui nous parle du projet Vernet Access Water, d’entrepreneuriat social, mais aussi de l’intérêt de l’échec, et du Maroc :

 

Fonctionnement du filtre en céramique :

E22 – Le traitement à l’aide de filtres en céramique
Il s’agit de dispositifs permettant de potabiliser de l’eau de surface en la filtrant à travers un matériau poreux. Il…www.wikiwater.fr

L’aventure entrepreneuriale … en plusieurs aventures.

En parallèle des recherches techniques, l’équipe dessine le « Business Plan » du projet : comment vendre les filtres tout en garantissant qu’ils soient accessibles, s’essaiment et finalement bénéficient à un maximum de personnes? Comme le dit l’entrepreneuse : “il faut trouver une solution à l’équation « low-cost / effectiveness / robustness ».”
Première idée : Former des femmes à la fabrication de la partie en argile en ne vendant que la petite partie chimique conçue par l’équipe. Ce système permettra en plus de garantir des revenus et sera ainsi plus attractif. Rapidement, ils se lancent dans l’expérimentation dans trois villages au Maroc. Cela semble bien prendre, alors tout de suite, l’ambition de conquérir l’Afrique arrive ! Ils lancent donc un nouveau test au Burkina Faso.

Finalement, quelques mois plus tard, la plupart des femmes ont abandonné le projet. Pourquoi ? Cette activité ne peut pas rentrer dans leur vie remplie de nombreuses autres activités, dans leur rôle au sein de la famille. Les clients ne sont pas vraiment au rendez-vous. On ne s’introduit pas si facilement dans un système social et culturel bien rodé. Au Burkina le problème fut l’épidémie d’Ebola qui perturba le contact avec le village expérimental. Pas si simple d’entreprendre en Afrique… A tout cela vient s’ajouter un autre problème important : le difficile contrôle de la qualité des filtres quand ils sont fabriqués à l’extérieur.

Qu’à cela ne tienne, la motivation est toujours là : “Nous n’avons alors qu’à monter une usine de fabrication de filtres qui seront fabriqués en série (donc peu cher) et ensuite les transporter au village ?” se sont dit les étudiants entrenpreneurs. Oui, sauf que dès le premier convoyage en camion la moitié furent brisés !

Il faut de nouveau se remettre en question.

Diplomée, Kaoutar commence à travailler pour un grand groupe en marketing international dans lequel elle apprend des « business skills » , en gestion de projet et marketing tout en poursuivant le projet en parcourant le Maroc pour travailler avec les villages.

Au cours de ses pérégrinations, elle comprend alors 2 choses passées inaperçues jusqu’ici :

1/ Dans les campagnes, une technologie conçue « pour les pauvres » n’est pas attractive. Un objet donné avec un design très traditionnel, n’a pas grande valeur et personne ne souhaite l’acquérir. Les gens aspirent à la modernité, au même confort et produits neufs qu’en ville…

2/ Quand elle s’arrête dans les villes avant de rejoindre les villages et parle de son projet, une réaction revient régulièrement : « Nous en aurions également besoin ici, l’eau est polluée aussi.” Kaoutar réalise qu’il y a en fait dans les villes un autre marché, avec un besoin social et un potentiel financier. Il est bien probable d’ailleurs qu’un jour un concurrent le comprenne, se lance et il serait ensuite facile pour lui de décliner une version low-cost de filtres pour les campagnes.

Mais voilà l’idée génie ! Concevoir le même filtre pour les villes et les campagnes. La marge faite par l’achat en ville pourra financer une réduction sur ceux vendus en campagne.. ? Comme le « Buy one, Give one », un modèle de Social Business qui a fait ses preuves. Kaoutar pense qu’il pourrait d’ailleurs y avoir une bien meilleure “pénétration de marché” dans le sens ville-campagne plutôt que dans l’autre.

C’est sur cette dernière stratégie que travaille actuellement Kaoutar avec une nouvelle équipe d’ingénieurs et l’aide d’une chercheuse biologiste espagnole. Ils conçoivent un nouveau filtre, plus hi-tech, mais qui pourrait être proposé simultanément aux deux marchés du Maroc (villes et campagnes).

Est-ce que cette stratégie sera la bonne ? L’idée semble en tout cas très prometteuse et c’est tout ce qu’on souhaite à notre chère Kaoutar et son équipe !

N.B : Le projet a également remporté le Unilever Award for Social Entrepreneurs en 2015 et est appuyé par le réseau Ashoka.

Les leçons pour nous ?

 3/ Low-tech ne veut pas dire que pour les pauvres ou les villages, il y a bien souvent un intérêt partagé avec les populations citadines.

4/ L’idée de départ n’est pas la bonne tant que l’on n’est pas allé sur le terrain ! Parfois il faut attendre, observer, être agile et savoir revoir complètement sa stratégie de départ sans se décourager.

Kaoutar est toujours ouverte à de nouvelles opportunités ! Contacts/Financements/Investissements/Expertise technique, nous vous invitons à la contacter par mail (kaoutar0abbahaddou@gmail.com) ou via son compte facebook !

 

Le Nomade des Mers fait escales à Mohamedia

Après quelques jours d’arrêt à Mohamedia au Maroc Nomade des Mers‬ poursuit sa route pour Agadir.

5 jours d’escale bien remplis qui ont permis à l’équipage de :
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– Rencontrer les collaborateurs locaux de Schneider Electric dont la fondation est mécène du projet

 

– Observer la vivacité de l’éco-système entrepreneurial et social marocain grâce à Espace Bidaya et Kaoutar de Enactus Morocco

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– Croiser les compatriotes de ReCube qui font un tour du monde de l’économie circulaire


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Maintenant cap vers le sud pour 2 semaines d’escale afin de concevoir le premier prototype de désalinisateur low-tech.

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Le Journal d’Elaine #2

Cela fait 4 jours que nous sommes parti de Vigo. Bilou et Laurent sont rentrés en France et nous continuons avec Gwéno. Cette navigation est nettement plus cool que le Golfe de Gascogne. La mer est calme,  il fait de plus en plus beau et chaud et l’équipage (je) s’amarine enfin. On précise d’ailleurs : le gingembre est beaucoup plus efficace que n’importe quel médicament contre le mal de mer ! (Merci à JPN pour le tuyau 😉

Doucement, la vie à bord s’organise, une petite routine s’installe (faire à manger/réparer/faire à manger/dormir/quart.) ce qui nous permet aussi de commencer les optimisations à bord : aménagements de la cuisine (tri des déchets pour les poules, le compost et les vers de farine) et du magasin, branchement du système hydroponique sur panneaux solaires, début des relevés : conso électrique, pousse des plantes, courbe de ponte des œufs.

Nous cuisinons tous les jours au stove (microgazeifieur) qui n’est pas toujours évident à contrôler… Nous nous faisons régulièrement asphyxiés par une épaisse fumée noire, MAIS « C’est la faute du combustible » comme le rappelle Pierre-Alain (également concepteur de ce stove…)

Bon il est vrai que parce qu’arrivés à court de bois, nous utilisons maintenant la litière des poules. Affaire à suivre donc…

On a hâte d’arriver au Maroc à Casa enfin rencontrer nos inventeurs (et prendre une vraie douche !)

Bises de nous, & des dauphins 😉

Elaine Le Floch 

Sous la serre, la luzerne. Par Corentin

Pendant l’expédition Nomade des Mers, grâce à tous les experts qui nous accompagnent, on va apprendre tous les jours des trucs passionnants. Par exemple en ce moment on fait pousser de la luzerne à bord. Les pousses ont germé il y a quelques jours, on vient de les replanter en hydroponie. Je croyais que la luzerne c’était de la nourriture pour les vaches – mais en fait ça a l’air d’être une plante géniale… petit article sur ce que j’ai appris sur la luzerne.

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