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Homard m’a tuer

Tristan da Cunha est une charmante petite aire de repos sur le périphérique du monde. Ne pas louper la bretelle, c’est la seule entre les sorties Rio et Cape Town. Parfait pour se réapprovisionner en eau douce et patates.

Un volcan de 2000 mètres d’altitude et des falaises tout autour. Sur la côte nord, une plaine un peu vallonnée recouverte d’herbe bien grasse, coupée par quelques ruisseaux et broutée par des centaines de vaches et de moutons. C’est là que les 300 Tristanais ont planté leur village, un clocher, un pub et une épicerie. Ça ressemble au village des hobbits dans le Seigneur des Anneaux. La différence c’est que jamais le méchant Soron ne viendra les déranger avec ses histoires d’anneaux. Difficile d’imaginer plus isolé. Pas d’aéroport, juste un bateau de pêche qui passe à peine une fois par mois. Parmi les quelques voiliers qui passent dans la région, seuls les plus chanceux tombent sur un temps assez calme pour s’ancrer. Autant dire que leur économie ne repose pas sur le tourisme. D’ailleurs je pense que notre passage a marqué le pic de fréquentation touristique de l’année.

Tous justes débarqués on a été reçus par Léo, jeune scientifique français dont le travail est de surveiller les ondes sismiques qui touchent l’île. On a pu déployer nos jambes (sur le bateau on n’a pas du parcourir plus d’1 kilomètre en 17 jours) et il nous a fait découvrir Tristan. Coté low-tech c’est un peu décevant. La gestion de l’énergie, de la nourriture, et des déchets n’est pas très inspirante. Mais c’est passionnant de comprendre comment une communauté si isolée fonctionne (nous allons écrire un article  à ce sujet).

Nous sommes restés 2 jours, puis le vent s’est levé et nous avons du lever l’ancre. Escale mémorable aussi niveau gastronomique. Moi qui fais l’expérience d’être végétarien depuis 4 mois, j’ai du faire une petite entrave. Enfin une grosse… La veille de notre départ était un jour de pêche de homards, spécialité de l’île. Un succès : la meilleure prise de la saison. Erik, qui est comptable-pêcheur-agriculteur-dépeceur de homards nous en a offert une caisse pleine. Plusieurs kilos. Depuis on en mange à toutes les sauces. Comme un sportif qui se dope, j’espère que ça ne se verra pas à la prochaine prise de sang et que Véro, le médecin qui nous suit, n’y verra que du feu…

Tenez bon la barre.

Corentin

2 réflexions sur “ Homard m’a tuer ”

  1. C’est vraiment « brève rencontre » avec les Tristanais ! vous n’avez guère eu de temps; même pas quelques petites pousses à embarquer? au fait comment vont celles du bord , le pourpier par exemple ?
    Coco, ne te fais pas trop de souci pour ton incartade au homard. OK ça fait assez chicos, mais tu n’auras qu’à rallonger les prises de sang avec un peu d’eau de mer de la zone.
    Avant le spot pour aller déguster des homards c’était l’ile d’Yeu, Tristan da Cunha va nous faire un peu loin !
    Ici un coef 114 nous enchante les rivages. Je vous envie (mais c’est constant) d’approcher de Cape Town.
    Je prépare mon sac pour monter aux Sables, voir les 29 zinzins qui vont prendre le départ du Vendée le 6 novembre et je suis nettement moins fascinée qu’avant par le « non stop » pur et dur.
    je pense à vous, aux vers de farine et à la volaille
    rose-marie

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